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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/11408
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Élément Dublin CoreValeurLangue
dc.contributor.advisorBoubtane, Ekrame-
dc.contributor.advisorTraissac, Pierre-
dc.contributor.advisorThonneau, Patrick-
dc.contributor.authorTourita, Naryanan-
dc.date.accessioned2023-11-28T14:36:51Z-
dc.date.available2023-11-28T14:36:51Z-
dc.date.issued2023-10-19-
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/20.500.12177/11408-
dc.description.abstractIntroduction : Les morsures de serpent affectent chaque année 1 à 3 millions de personnes et entraînent 100 000 décès et autant de séquelles invalidantes dans le monde. En Afrique, les morsures de serpents causent chaque année 30 000 morts et touchent les populations les plus pauvres, en particulier dans les zones rurales. En Afrique de l’Ouest, parmi les espèces de serpents venimeux, la vipère Echis ocellatus est responsable d’au moins 80 % des morsures, qui causent souvent des hémorragies. Malgré l’ampleur de cette urgence médico-chirurgicale, peu d’attention a été accordée à ce problème de santé par les gouvernements des pays concernés et par les décideurs au niveau international. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a donc ajouté en 2017 les morsures de serpent sur la liste des maladies tropicales négligées pour attirer l’attention des décideurs et faciliter la recherche de financement pour assurer leur prise en charge. Les thérapies antivenimeuses actuellement disponibles sont onéreuses et hors de la portée de la plupart des victimes. L’objectif de notre étude était d’évaluer le coût global de la prise en charge classique des morsures de serpent ainsi que la durée d’hospitalisation à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, au Nord Bénin, ceci afin de mesurer le fardeau causé par les envenimations ophidiennes. Méthode : Il s’agit d’une étude transversale descriptive, s’étalant sur une période de 3 mois, allant du 25 mai au 25 août 2023. Le suivi médical des patients envenimés a été assuré conformément au protocole de traitement établi par l’hôpital. Toutes les dépenses liées aux soins effectuées par les patients et/ou leurs familles ont été comptabilisées de façon journalière. Les données étaient enregistrées sur une base de données Excel 2019. Le logiciel R version 4.1.2 a été utilisé pour l’analyse des données. Résultats : Entre le 25 mai et le 25 août 2023, nous avons enregistré 57 patients mordus par un serpent. L’âge médian des patients mordus était de 27 ± 24 ans, avec des extrêmes de 1 et 60 ans. Dans 81 % des cas, ces morsures étaient liées aux activités agricoles. Parmi les espèces de serpents en cause, la vipère Echis ocellatus est responsable des 95 % des morsures identifiées. Environ 82 % des morsures concernaient le membre inférieur, notamment le pied. 72 % des patients avaient eu recours aux soins traditionnels avant de se rendre à l’hôpital. Le délai médian morsure - admission était de 7 ± 46 heures et la durée médiane d’hospitalisation était de 4 ± 3 jours. Le coût global du traitement des envenimations était de 166 euros. L’antivenin constituait 71 % de ce coût (128 euros). Selon la sévérité, le coût médian d’une morsure sèche était de 31 euros, un syndrome inflammatoire local isolé 163 euros ; une anomalie du temps de coagulation sans saignement 177 euros, et en cas de saignement, le traitement coûtait 179 euros. Conclusion : Notre étude nous a permis de montrer que les soins traditionnels constituent le premier recours du patient en cas de morsure de serpent. Le coût de prise en charge à l’hôpital est élevé et n’est pas à la portée de tous les patients.fr_FR
dc.description.abstractIntroduction: Snakebites afflict two to five million people throughout the world and lead to at least one hundred thousand deaths and also as many disabilities. In Africa, snakebites are responsible for 30 000 deaths and reach the poorest populations, specifically those of rural areas. In West Africa, among venomous snake species, the carpet viper Echis ocellatus is responsible for at least 80% of bites, which often cause hemorrhages. Despite the magnitude of this medical and surgical emergency, poor attention has been paid to this public health problem by governments and stakeholders at the international level. In order to reverse the trend, the World Health Organization (WHO) has added in 2017 snakebite envenoming to the list of tropical neglected diseases. It seeks to raise the awareness of stakeholders about snake envenoming and raise funds to take care of this problem. Currently available antivenom therapies are expensive and not affordable for most victims. The objective of our study was to assess the overall cost of the treatment of snakebites as well as the mean length of stay at the Hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, in Northern Benin, in order to measure the burden of ophidian envenomings. Method: This is a descriptive cross-sectional study, spanning a period of 3 months, from May 25 to August 25, 2023. In total, 57 patients were recorded. Their medical follow-up was performed in accordance with the treatment protocol established by the hospital. All expenses related to care incurred by patients and/or their families were recorded daily. The data was recorded on an Excel database. Data analysis was carried out using Excel 2013 and Epi info 7.2 software. Results: The median age of patients was 27 ± 24 years, with extremes of 1 and 60 years. In 81% of cases, these bites were linked to agricultural activities. Among the snake species involved, the carpet viper Echis ocellatus is responsible for 95% of identified bites. Around 82 % of bites concerned the lower limb, particularly the foot. 72% of patients had used traditional care before going to the hospital. The median bite-admission time was 7 ± 46 hours and the median length of hospitalization was 4 ± 3 days. The overall cost of treating envenomings was 166 euros. Antivenom constituted 71% of this cost (128 euros). Depending on the severity, the median cost of a dry bite was 31 euros, an isolated local inflammatory syndrome 163 euros; an abnormality of the coagulation time without bleeding 177 euros, and in the event of bleeding, the treatment cost 179 euros. Conclusion: Our study showed that traditional care constitutes the patient's first recourse in the event of a snake bite. The cost of hospital care is high and is not affordable for all patients.en_US
dc.format.extent57 p.fr_FR
dc.publisherUniversité Senghorfr_FR
dc.subjectmorsure de serpentfr_FR
dc.subjectafrique de l'ouestfr_FR
dc.subjectmaladies tropicalesfr_FR
dc.subjectthérapies antivenimeusesfr_FR
dc.titleÉvaluation du coût du traitement des envenimations par morsure de serpent à l’Hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, au Béninfr_FR
dc.typeThesis
Collection(s) :Mémoires soutenus

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