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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/4179
Titre: Autonomisation des femmes en Afrique : contribution à l’amélioration de la performance du système de suivi-évaluation axé sur les résultats du fonds pour les femmes africaines de l’Union Africaine
Auteur(s): Gnande, Tchonanke Mawussé
Directeur(s): Dramé, Alioune
Sogbossi Bocco, Bertrand
El Zeiny, Hanane
Mots-clés: droits de la femme
discrimination entre sexes
financement de projets
Afrique
Date de publication: 24-fév-2019
Editeur: Université Senghor
Résumé: Depuis des décennies, la question de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes est une préoccupation majeure car elle limite les progrès du continent africain dans la lutte contre la pauvreté. Les femmes représentent plus de la moitié de la population africaine et elles sont actives dans la plupart des secteurs de la vie économique des Etats. Etant l’ossature des sociétés rurales, elles représentent plus de 60% de la mains d’oeuvre agricole et sont fortement présentes dans le commerce et diverses activités entrepreneuriales. Mais elles continuent de porter le visage de la pauvreté sur le continent. Conscient de cette situation, les partenaires en développement que ce soit au niveau mondial qu’au niveau du continent se sont engagés à travers différents projets et programmes pour appuyer les Etats dans l’éradication des discriminations auxquelles les femmes sont confrontées. Ainsi, les gouvernements africains par le biais l’Union Afrique ont réitéré leur engagement pour la réduction des inégalités entre les sexes et l’autonomisation des femmes en adoptant la Décennie de la Femme Africaine qui consacre la mise en place du Fonds pour les Femmes Africaines. En effet, le fonds pour les femmes africaines est un dispositif de financement des projets des femmes dans les 5 régions de l’Afrique. Il est géré depuis 2011 par le Département Femmes, Genre et Développement de la Commission de l’Union Africaine. Huit (8) ans après le lancement du fonds, ses résultats restent mitigés. Nous nous sommes donc intéressés au fonctionnement du projet dans le but de déceler les facteurs de sa non performance, d’en déterminer les causes et de proposer un mécanisme pour son amélioration. Notre analyse a porté précisément sur le système de suivi-évaluation, qui est un outil organisationnel essentiel pour l’efficacité des projets de développement. Pour conduire l’analyse du système de suivi-évaluation du FFA nous avons adopté une approche mixte et une démarche expérimentale incluant la recherche documentaire, la réalisation des enquêtes et entretiens et l’observation directe. Notre analyse a été opérationnalisée par le biais de trois (3) variables clés notamment les critères de gestion du suivi-évaluation du FFA, les indicateurs de la performance du suivi-évaluation et l’environnement du FFA. Sur cette base, nos résultats ont montré des failles dans la conception et la gestion du suivi-évaluation du FFA à savoir le manque de ressources financières dédiées au suivi-évaluation, la faible planification du système avec une absence des objectifs et indicateurs clairs et précis, l’absence d’un chargé de suivi-évaluation, les comités nationaux non opérationnel, le circuit d’informations et de remontée des données peu efficaces. A ces défaillances, nous avons proposé que de nouvelles sources de financements soient trouvées pour budgétiser les activités de suivi-évaluation, recruter un chargé de suivi-évaluation, opérationnaliser les comités nationaux et définir clairement le circuit d’information et de remontée des données. Les conclusions de ce travail ont conduit à la proposition d’un projet d’appropriation du système de suivi-évaluation axé sur les résultats par les ONG intervenant dans l’autonomisation des femmes au Togo.
For decades, the question of equality of gender and the empowerment of women is a major concern because it limited the progress of the African continent in the fight against poverty. Women represent more than half of Africa's population and they are active in many sectors of the economic life of the States. As the backbone of rural societies, they are represent more than 60% of the hands of agricultural work and are present in business and entrepreneurial activities. However, they continue to wear the face of poverty on the continent. Aware of this situation, development partners at the global level at the level of the continent committed themselves through various projects and programmes to support States in the eradication of the discrimination to which women face. Thus, African Governments through the Africa Union reiterated their commitment to the reduction of inequalities between the sexes and the empowerment of women through the Decade of the African woman who spends the setting up of the Fund for the African women, a program of financing projects of women in five regions of the continent. Indeed, the Fund for African women is a financing facility for women projects in five (5) regions of Africa. Since 2011, it is managed by the women, gender and development directorate (WGDD) of the the African Union. Commission (AUC). Eight (8) years after the fund's launch, its results remain mixed. We were therefore interested in the operation of the project in order to identify the factors of its inefficiency, to determine the causes and to propose a mechanism for its improvement. Our analysis focused specifically on the monitoring and evaluation system, which is an essential organizational tool for the effectiveness of development projects. To conduct the analysis of the monitoring and evaluation system of the FAW we adopted a mixed approach and an experimental approach including documentary research, conducting surveys, interviews, and direct observation. Our analysis has been operationalized through three (3) key variables including the FAW monitoring-evaluation management criteria, monitoring and evaluation performance indicators and the FAW’s environment. On this basis, our results showed weaknesses in the design and management of the monitoring and evaluation of the FAW, namely the lack of dedicated financial resources for monitoring and evaluation, the poor planning of the system with a lack of clear and precise objectives and indicators, the absence of a monitoring and evaluation officer, the non-operational national committees, the circuit of information and feedback of data that are not very effective. These failures, we have proposed that new sources of funding be found for budget monitoring and evaluation activities, recruit a monitoring and evaluation officer, operationalize the national committees and clearly define the circuit information and data recovery. The conclusions of this work led to the proposal of a project of appropriation of the system of monitoring and evaluation results driven by NGOs involved in the empowerment of women in Togo.
Pagination / Nombre de pages: 51 p.
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/4179
Collection(s) :Mémoires soutenus

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