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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/11369
Titre: Evaluation de la prévention globale du cancer du col de l’utérus à Yaoundé
Auteur(s): MISSII BANGA, Estelle
Aimée
Directeur(s): Essi, Marie-José
Mots-clés: Cancer du col de l’utérus
hésitation vaccinale
Lésions précancéreuses
Traitement invasif
Soins palliatifs
Cameroun
Date de publication: jui-2023
Editeur: Université de Yaoundé I
Résumé: Contexte : Le cancer du col de l’utérus (CCU) est une prolifération anarchique et anormale des cellules du col utérin. Il est le principal cancer évitable et peut être guéri s’il est diagnostiqué à un stade précoce et si la prise en charge est adéquate. Pourtant, il demeure un véritable problème de santé publique dans les pays en développement (PED) en général et au Cameroun en particulier. Il est le quatrième cancer chez la femme et le deuxième cancer gynécologique après le cancer du sein. Les PED représentent le principal site de mortalité avec 90% des décès. Au Cameroun, 2770 nouveaux cas pour 1787 décès ont été recensés en 2020. Ce taux élevé de la morbi mortalité peut etre expliqué par la faible couverture vaccinale contre le virus du papillome humain (VPH), du faible taux de dépistage, de l’absence de directives nationales sur la prise en charge du cancer du col de l’utérus et de la conduite inadéquate des soins palliatifs dans les établissements de soins de santé primaires et dans la communauté. Cependant, il pourrait être revu à la baisse si des mesures de prévention globale de la maladie sont adoptées, telles que recommandées par des instances scientifiques de santé publique. Objectif : Evaluer la prévention globale du cancer du col de l’utérus à Yaoundé. Méthodologie : Afin d’atteindre l’objectif, une étude mixte descriptive et multicentrique a été menée dans la ville de Yaoundé, plus précisément en communauté pour la prévention primaire auprès des parents de filles âgées de moins de 18 ans ; à l’Hôpital Gynéco Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (HGOPY) pour la prévention secondaire auprès des femmes ayant reçu un traitement des lésions précancéreuses ; à l’Hôpital Général de Yaoundé (HGY) pour la prévention tertiaire auprès des patientes sous traitement du cancer invasif ; et dans le service d’oncologie de l’HGY pour la prévention quaternaire auprès des médecins. L’étude s’est faite durant une période de 7 mois (novembre 2022 à mai 2023). Pour la collecte des données, trois outils de collecte ont été utilisés : un questionnaire pour la prévention primaire, une fiche technique pour les préventions secondaire et tertiaire et un guide d’entretien pour la prévention quaternaire. Les autorisations administratives obtenues ont permis de débuter la collecte qui s’est déroulée dans les normes de l’éthique, et les données obtenues ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS version 25.0. Résultats : Pour la prévention primaire, 400 parents ont été retenus ; leur niveau global de connaissances sur le vaccin contre le VPH était faible avec un pourcentage de 57%, le niveau d’attitudes était erroné avec un pourcentage de 50%, les pratiques globales étaient néfastes avec un pourcentage de 39%. Au final, leur perception générale du vaccin était approximative avec un pourcentage de 58% et était significativement liée au revenu mensuel et à la profession. Pour la prévention secondaire, 21 patientes ayant reçu un traitement des lésions précancéreuses ont participé à la collecte des données. Elles avaient évoqué comme barrières au traitement des lésons précancéreuses : les croyances (76,1%) ; la discorde conjugale (14,8%) et le coût du traitement (9,8%). Concernant la prévention tertiaire, 28 femmes sous traitement du cancer invasif ont été colligées. L’accès au traitement était difficile principalement à cause des barrières géographiques et économiques. S’agissant de la prévention quaternaire, la conduite des soins palliatifs dans le service d’oncologie de l’HGY a été évaluée auprès de 5 soignants, l’analyse a montré qu’ils étaient presque inexistants car les ressources pour la conduite de ceux-ci étaient faibles. Au final, la prévention globale du CCU à Yaoundé était de faible qualité car toutes les préventions présentaient des défauts qui pourraient néanmoins être corrigés pour diminuer la morbi mortalité dû à cette pathologie. Conclusion : La qualité de la prévention globale du CCU à Yaoundé ne pouvait pas permettre au Cameroun d’atteindre les objectifs fixés par l’organisation mondiale de la santé (OMS) et ainsi, limiter les dégâts causés par ce cancer. Nous recommandons donc de mettre sur pied un plan intégré de communication sur la prévention globale du CCU
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/11369
Collection(s) :Thèses soutenues

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