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https://hdl.handle.net/20.500.12177/13347| Titre: | Effets de l’extrait hydro-éthanolique des fruits de Citrus medica L. (Rutaceae) sur un modèle d’addiction à la cocaïne chez la souris albinos |
| Auteur(s): | Metou Tatiekam, Kelly Pavlov |
| Directeur(s): | Ngouateu, Omer Bébé Kandeda Kavaye, Antoine |
| Mots-clés: | Addiction Cocaïne Souris Albinos Citrus médica |
| Date de publication: | 2025 |
| Editeur: | Université de Yaoundé I |
| Résumé: | La consommation abusive des drogues constitue un problème majeur de santé publique. On constate une augmentation constante du trafic, de la consommation et des décès liés à la cocaïne. Des études visant à identifier les mécanismes neuronaux à l'origine des effets à long terme des drogues restent limitées. La présente étude visait à évaluer les effets anti-addictifs de l’extrait hydro-éthanolique des fruits de Citrus medica sur un modèle d’addiction à la cocaïne chez la souris Albinos. Pour cette étude, 42 souris males ont été initialement répartis en deux lots de – souris pour le groupe témoin normal recevant du NaCl 0,9% (10 ml/kg, i.p) et 36 souris qui ont reçues en dose quotidienne unique pendant 19 jours de la cocaïne (5 mg/kg, i.p). Au terme de cette période expérimentale, les souris ont été sevré pendant cinq jours et les 36 souris restantes ont été réparties en six groupes de six animaux chacun. Elles étaient traitées comme suit : deux groupes témoins (normal et négatif) recevant de l’eau distillée (10 ml/kg, p.o.), un groupe témoin positif recevait du baclofène (5 mg/kg, p.o) et trois groupes recevant les différentes doses de l’extrait de C. medica (160, 320 et 640 mg/kg, p.o). Trente jours après le début de l'expérience, l'état des animaux a été évalué grâce aux tests de préférence de place conditionnée, d'arène ouverte, de labyrinthe en croix surélevé et de sociabilisation à trois chambres. Vingt-quatre heures après ces tests comportementaux, les animaux ont été sacrifiés et le cortex préfrontal, l’hippocampe, le complexe amygdalien et le striatum ont été prélevés afin de quantifier les niveaux de neurotransmetteur inhibiteur (GABA), de la sérotonine, de la dopamine, de la noradrénaline, ainsi que des marqueurs du stress oxydant, notamment le malondialdéhyde (MDA) et le glutathion réduit (GSH). Enfin, une analyse histologique du cortex, de l’hippocampe et du complexe amygdalien a été réalisée. Les résultats obtenus ont montré que l’injection de cocaïne a induit une addiction chez les souris témoins négatives, en augmentant le temps qu'elles passaient dans le compartiment associé à la cocaïne (compartiment discriminé). L’extrait, à la dose de 160 mg/kg, a entraîné une augmentation du temps passé par les souris dans le compartiment associé au NaCl (compartiment préféré). Cette augmentation était de 75 % (p < 0,05). Le sevrage à la cocaïne a entraîné une augmentation de 76,38 % (p < 0,001) du nombre de stéréotypies, de 10,20 % (p < 0,001) du nombre de toilettages et de 23,00 % (p < 0,01) du nombre de redressements, ainsi qu’une réduction de 3,25 % (p < 0,001) du nombre d’entrées des souris dans les bras ouverts et de 14,5 % (p < 0,001) du temps passé par les souris dans les bras ouverts. Ces troubles ont été corrigés par les différentes doses de l’extrait. Le dosage des marqueurs biochimiques a révélé que le sevrage de la cocaïne avait d’une part réduit la concentration en GABA, de dopamine, de noradrénaline et de glutathion réduit, d’autre part, elle a augmenté la concentration de sérotonine et du malondialdéhyde. L’extrait de C. medica a induit une augmentation des concentrations de dopamine, de noradrénaline, de glutathion réduit par rapport au témoin négatif. De plus, elle a diminué les concentrations de sérotonine, de malondialdéhyde et a protégé le cerveau de la perte neuronale en comparaison au témoin négatif. Ces résultats suggèrent que l’extrait aurait les propriétés anti-addictives se traduisant par une amélioration des comportements addictifs, des propriétés anxiolytiques et neuroprotecteur résultants de ses effets sur les taux de neurotransmetteurs et de ses propriétés antioxydants. Tout ceci justifierait en partie l’utilisation de cette plante dans le traitement des pathologies du système nerveux. |
| Pagination / Nombre de pages: | 66 |
| URI/URL: | https://hdl.handle.net/20.500.12177/13347 |
| Collection(s) : | Mémoires soutenus |
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