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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/13174
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dc.contributor.advisorKonan-waidhet, Arthur Brice-
dc.contributor.authorN’guessan, Konan Jean-Yves-
dc.date.accessioned2026-03-25T16:36:44Z-
dc.date.available2026-03-25T16:36:44Z-
dc.date.issued2025-02-08-
dc.identifier.urihttps://hdl.handle.net/20.500.12177/13174-
dc.description.abstractLe changement climatique constitue un défi majeur pour la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest où le climat impacte fortement la disponibilité de l’eau d’irrigation, la productivité des cultures et les petits agriculteurs. Ainsi, cette thèse a pour objectif, d’évaluer les impacts potentiels du changement climatique sur l’offre et la demande en eau, ainsi que les rendements du riz irrigué, en intégrant la perception et la vulnérabilité des riziculteurs, dans le département de Yamoussoukro, au centre de la Côte d’Ivoire. La méthodologie adoptée a consisté d’abord à réaliser une analyse rétrospective des tendances des écoulements vers la retenue de Nanan, des besoins en eau d’irrigation et des rendements de riz sur la période 1986–2020, à l’aide des modèles agro-hydrologique SWAT+ et de cultures DSSAT/CERES-Rice. Il a s’agit ensuite de réaliser une analyse prospective des tendances des apports, des besoins d’irrigation et des rendements, ainsi que de stratégies d’adaptation. Cette analyse a été effectuée via les sorties de deux modèles climatiques régionaux (RCA4 et RACMO22T) selon les scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5, aux horizons 2031–2060 (2050) et 2061–2090 (2080). Les projections ont été comparées aux simulations sur la période de référence 1982–2005. Et enfin, une analyse de la perception des riziculteurs locaux et de la variabilité climatique, ainsi que de leur vulnérabilité face au changement climatique, a été réalisée. Les résultats ont montré que le modèle SWAT+ représente bien l’hétérogénéité spatiale des composantes du bilan hydrique du bassin versant étudié, les apports vers la retenue de Nanan évoluent non-significativement à la hausse sur la période 1986 2020 (|Z|=1,3<1,96 et a=14 894). Ces apports sont supérieurs aux prélèvements d’eau de la retenue pour irriguer le périmètre rizicole en aval, et pourraient les compenser sur le long terme. Les simulations du modèle DSSAT/CERES-Rice ont montré que les besoins en eau des cultures (BEC) et les rendements (RDT) suivent une évolution à la baisse, respectivement durant les campagnes culturales 1 et 2 (a=-0,45 et -0,48 et |Z|=0,22 et 1,05 <1,96 ; et a=-16,03 et -26,35 et de |Z|=0,65 et 0,42<1,96) sur la période 1986-2020. Quant aux besoins nets d’irrigation (BNI), ils évoluent respectivement à la hausse (a=2,98 et |Z|=1,05<1,96) et à la baisse (a =-0,21 et |Z|=0,25<1,96), au cours des deux campagnes. Les projections ont montré que les modèles RCA4 et RACMO22T prédisent une baisse des précipitations et une hausse des températures maximales et minimales, selon tous les horizons et les RCP. Une tendance à la baisse des apports vers la retenue de Nanan a été simulée par le modèle RCA4, avec une variation de -28% et de -30% à l’horizon 2050 et 2080 respectivement, selon les scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5. Quant au modèle RACMO22T, il a projeté une baisse et une hausse des apports sous les RCP 4.5 et 8.5 respectivement, avec un taux de variation de +0,87 et -1,48% en 2031-2060, et de -1,01 et +1,86% en 2061-2090. La tendance générale est à la baisse dans l’évolution des BEC, des BNI et des RDT du riz irrigué, dans tous les horizons et selon tous les scénarios RCP. Les stratégies d’adaptation simulées ont montré qu’un retard dans la date de semis du riz (décalage de 30 jours) et une dose d’irrigation de 100 à 150 mm, constituent les meilleures options d’adaptation sur le site de Nanan. L’analyse de la perception a montré que les riziculteurs perçoivent la variabilité du climat et son impact sur leur système de production, à travers la hausse des températures, la baisse de la pluviométrie, le démarrage tardif et le raccourcissement des saisons pluvieuses, ainsi que la baisse du niveau d’eau dans les retenues et que leur perception concorde avec l’évolution des paramètres agro climatiques observés. Leurs niveaux de capacité d’adaptation et de vulnérabilité sont respectivement « moyen » (1,93) et « modéré ». Il ressort finalement de cette étude que les stratégies d’adaptation les plus prioritaires sont : l’utilisation de variétés précoces et résistantes à la chaleur, l’amélioration de la technique culturale, l’adoption du semis tardif et la pratique de l’irrigation alternative.fr_FR
dc.format.extent294pfr_FR
dc.publisherJean Lorougnon Guédéfr_FR
dc.subjectchangement climatique, apports en eau, besoins en eau, rendements, riz irrigué, stratégies d’adaptation, centre de la Côte d’Ivoire.fr_FR
dc.titleImpact du changement climatique sur la riziculture irriguée et stratégies d’adaptation dans le département de Yamoussoukro au centre de la Côte d’Ivoire.fr_FR
dc.typeThesis-
Collection(s) :Thèses soutenues

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120_N'GUESSAN Konan Jean-Yves_25-03-2025_11h14am.pdf26.37 MBAdobe PDFVoir/Ouvrir


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